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Paris, solstice d'hiver 2016 


Mes amis, mes ennemis (comme aimait à chanter jadis un vieux barde) :
 
  au moment le moins propice, si l'on en juge par les éphémérides du consentement universel, l'ordo de l'histrionisme terminal et les almanachs de nos Père Ubu, je vous annonce une féerie confidentielle. En temps de détresse, lorsque les carrières semblent toutes tracées et que nul n'est assuré de se soustraire à la providence des abrutisseurs, si la poésie apparaît comme une zone sinistrée, ce ne peut être que par excellence.
  C'est pourquoi j'affirme qu'il y a place dans l’édition contemporaine pour l’élaboration du florilège national que, voici près d'un siècle, Valery Larbaud appelait de ses vœux. L
A BIBLIOTHÈQUE DES IMPARDONNABLES se propose ainsi de mettre à la disposition du lecteur, au fil des saisons, un éventail aussi large que choisi d'un plus que millénaire domaine français épique, sacré, lyrique, dramatique, dont la richesse constitue l'un des trésors spirituels, esthétiques et intellectuels de l'humanité.
   Je tiens que ce qui relève de l'initiative et de la dilection de chacun ne saurait être abandonné à la morne incuriosité de quelques décisionnaires. Le domaine public – c'est-à-dire ici exactement vous et moi – portera demain notre nom, ou bien nous aurons abandonné à l'ignardise instituée le soin des grandes heures du livre impardonnable.
  Par conséquent, c'est à cette œuvre commune de restauration d'une «Bibliothèque abolie» que j'en appelle aujourd'hui, au moment où les éditions Fario m'offrent l'initiative d'une anthologie perpétuelle dont les premiers titres seront en librairie le 21 février prochain. Mais d'ores et déjà la souscription est ouverte. Du succès de celle-ci dépendront en grande partie l'ampleur et la pérennité de ce que nous pourrons accomplir.
  Mes amis, mes ennemis, prenons garde : certains oublis ne sont pas uniquement effacement du passé, oblitération de la mémoire, ils sont encore condamnation de tout avenir.
                                                                                                                                     Max de Carvalho
LA BIBLIOTHÈQUE DES IMPARDONNABLES

Dirigée par Max de Carvalho
 
Collection au format de poche exclusivement consacrée au domaine poétique français, et par là unique en son genre dans le panorama éditorial actuel, LA BIBLIOTHÈQUE DES IMPARDONNABLES (Cristina Campo nomme ainsi les poètes) se déclinera en quatre quatuors saisonniers, soit 16 recueils annuels, chacun sous étui imprimé, complétés par un dix-septième volume critique joint à la quatrième saison, illustré par un artiste.
Une souscription est dès maintenant ouverte, permettant de commander à prix avantageux la collection des 17 volumes de l’année. Un coffret permettra de réunir la collection en fin de chaque année.
Ou imprimer un bon de commande là :  BON DE COMMANDE
Printemps 2017
La Belle Saison

Parution en librairie le 21 février 2017 - 4 étuis réunis sous bandeau
224 pages, format 11,5x15,5 cm - EAN : 9791091902342 - Prix : 24,50 €

I
Larbaud et Fargue, en vertigineuse Conversation à l'intérieur d'une limousine qui le 2 mars 1911 les ramène de Montbrison vers Saint-Étienne, font resurgir avec une acuité bouleversante, à travers le kaléidoscope des souvenirs, la Belle Époque de leur jeunesse. Ayant jusqu'à ce jour servi de préface aux éditions des recueils de H. J.-M. Levet, ce dialogue est enfin donné ici pour un poème à part entière, libre aussi bien de n'introduire qu'à ses propres sortilèges.

II
Sonnets torrides prête son titre aux dix « Cartes postales » de Levet, chef-d'œuvre miniature merveilleusement secret qui passera de main en main pour enjamber le désert des années et n'avait jamais paru séparément en volume. Alliant à un chant de la plus délicate sensibilité la mélancolie d'une inflexion désabusée, la voix de ce voyageur sentimental annonce celle du Larbaud des Poésies de A. O. Barnabooth.

III
J'aime dans le temps Clara d'Ellébeuse, choix de poèmes De l'Angelus de l'aube à l'Angelus du soir de Francis Jammes, illustre la vocation anthologique de la Bibliothèque. Ce bouquet rassemble surtout des pièces dans lesquelles, autant qu'en sa modalité spatiale, l'exotisme s'insinue dans l'expérience du temps. La nostalgie est un mal du retour sans remède.

IV
Coples, dont le texte paraît pour la première fois seul en volume, clôt cette série inaugurale par l'art si suggestif et ému de celui que Borges appelait l'Omar Khayyam français : Paul-Jean Toulet. Art porté à un de ses sommets, il dispense en un sourire triste l'essence précieuse dont quelque ami inconnu, peut-être, prolongera pour lui seul, aux époques lointaines, les mystères et le charme.
Les quatre saisons de l'année 2017 :
 
Printemps : La Belle Saison : L.-P. Fargue - Valery Larbaud -  Henry Jean-Marie Levet - Francis Jammes -  P.-J. Toulet
Été : Je vous écris d’un pays lointain : Évariste Parny - J.-J. Rabearivelo - René Ghil - Arthur Cravan
Automne : Octobre dix-sept : René Chalupt - André Salmon - Léon Bloy - Laure
Hiver : Le Serment de fidélité : Marceline Desbordes-Valmore - Gérard de Nerval - René Daumal - Catherine Pozzi
Et Topographie sentimentale d'un domaine français, dix-septième volume critique, sous la direction de Max de Carvalho.
 
éditions  fario
26, rue Daubigny 75017 Paris - tél. 01 46 22 25 43
Diffusion et distribution : Belles Lettres
© 2016 Fario, DR.


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